
Anne Valérie Jara
La poésie, la peinture, la photo ont été ses premiers terrains de jeu... Elle fait un détour par l'apprentissage de l'histoire, le temps d'une licence, et poursuit avec l'étude de notre monde, à l'Institut d’Études Politiques de Rennes. En même temps, elle se lance dans des voyages engagés, armée de sa caméra, à Calcutta auprès de Mère Térésa, en Équateur auprès des enfants de la rue... Elle tombe alors amoureuse de l'image sur Grand Écran, avec Satyajit Ray, Tarkovski, Fellini, Billy Wilder, Kieslowski... Entrée à la FEMIS, en formation documentaire, elle commence à réaliser des films. Un mélange de sérieux dans l'enquête, et de créativité tant dans le fond que dans la forme, correspond à ce qu'elle cherche vraiment. Elle fait ses armes sur des publicités en Équateur, et y réalise un 26 mn, "En vuelo hacia el Abuelo" (Festival de cinéma de Cuba/ Festival de documentaire de Lussas). En même temps, elle est lectrice pour Arte et participe à des émissions pour TF1, France 2, France 3, France 24. Sa proximité avec les jeunes lui permet de filmer des ados en prise avec la Justice, dans Les enfants de la Juge ( France 3 Région, France 3, Planète Justice / Festival Justice et Cinéma / Festival du cinéma européen, Houlgate / Mention spéciale, Prix Media Majuscule / Festival du Film d'action sociale, Nancy) ; et des enfants malades dans Je fais un rêve (France 3 Nouvelle Aquitaine / Festival International du Film sur les Handicaps/ Festival Écrans jeunesse)... Pour M6, dans plus de 80 émissions Kid et Toi, elle met des enfants en scène. Cela lui fait gagner le prix de la meilleure Réalisation Jeunesse, aux Lauriers de l'Audiovisuel. Actuellement, elle tourne un documentaire, Je parle au Bus, pour France 3 Normandie. Et après avoir terminé un court-métrage, Le Poulet et les Madeleines, elle développe une série autour des jeunes et de l'environnement, Ta Goutte d'eau dans la mer sélectionnée au Festival Atmosphères. Un cinéma de rue, vibrant, sensitif. De l’hyperréalisme dans la description des bas-fonds du 93, qui ouvre des portes vers l'onirisme...